On l’apprend d’emblée, le mari, Arnaud, a assassiné sa femme Aurélie et leurs deux enfants, avant de se suicider.
Le roman reprend ensuite le fil de leur histoire, depuis leur rencontre, au milieu de la première décennie du tout neuf 21ème siècle, jeunes étudiants promis à un bel avenir, puis leur mariage et leur vie de couple et de parents de la classe moyenne supérieure. Une existence qui vue de l’extérieur coche toutes les cases d’une parfaite réussite.
Pourtant Aurélie subit la jalousie et la suspicion croissante d’Arnaud. À force d’interrogatoires dignes de la Stasi, de remarques blessantes et de surveillance numérique, elle se retrouve piégée dans une relation toxique. Un engrenage décrit avec minutie…
Jusqu’à la fin on voudrait croire à une issue plus heureuse car on s’attache à cette femme dont le seul tort est d’avoir épousé la mauvaise personne, mais le récit avance inexorablement vers sa conclusion tragique.
Glaçant et obsédant.