Dans son magnifique livre "Le souffle de la forêt" Simonetta Greggio nous fait le portrait romancé et poétique de Simona Kossak, une biologiste polonaise qui vécut près de trente ans avec son compagnon dans une cabane au fond d'une des dernières forêts primaires d'Europe.
Réfractaire à l'académisme du monde universitaire, peu à l'aise dans les laboratoires, elle avait choisi de vivre au plus près de la nature, entourée d'une kyrielle d'animaux sauvages soignés et recueillis, développant avec eux un lien presque magique. Cette précurseure de l'éthologie à une époque qui considérait encore les bêtes comme dénués de sentiments avait compris que la nature forme une unité dont l'être humain fait partie, parfois à son corps défendant.
Ni biographie classique, ni roman, le livre se présente comme une suite de petits paragraphes où s'expriment aussi ceux, hommes ou bêtes, qui ont aimé, connu ou simplement rencontré Simona.
Récit d'une vie pleine d'amour pour les vivants du monde sauvage, émaillée d'instants tragiques de pertes et de deuil, le destin de Simona Kossak résonne en nous comme l'écho d'un paradis perdu.